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Illustration de Julie ... Lumières sur le Podenco

Illustration de Julie ... Lumières sur le Podenco

En cette période de fin d’année où les illuminations foisonnent et brillent de mille feux, nous avons voulu diriger notre projecteur sur un chien méconnu et forcément victime de nombreux a priori, le Podenco.

Il est souvent décrit comme nerveux, agité, destructeur et ne pouvant vivre en appartement. Mais comme n’importe quel chien, il faut juste, qu’il trouve le maître et l’environnement qui lui convient et il sera le meilleur des compagnons.

Présentations... 
 
Le Podenco, est un chien de type Lévrier bien qu’il ne soit pas classé par la Société Centrale Canine dans le groupe des Lévriers, mais dans celui des chiens primitifs. Il a d’ailleurs des origines très anciennes. On raconte que le Podenco descend du Tesem, le fameux chien du Pharaon,  qui aurait été apporté par les Egyptiens, les Phéniciens, les Grecs, les Romains ou encore les Maures et les Sarrazins, dans les îles Baléares lors de leurs voyages et échanges commerciaux. Le Tesem, ancêtre du Podenco, était donc un chien à qui on accordait un certain intérêt, puisqu’il faisait partie des expéditions et aurait servit d’offrande aux différents pays d’accueil. On le retrouve aussi sur certains bas-reliefs égyptiens de scènes de chasse, datant de – 3400 avant J-C, aux côtés des Pharaons. De plus, dans la statuaire, ce serait lui, qui apparaîtrait sous les traits du dieu Anubis, le dieu des morts et gardien des sépultures. C’est voir son importance ! Ce chien, compagnon de tous les jours, partenaire de chasse et preux chasseur, connu durant des siècles une certaine admiration.  
 
C’est notamment pour cette dernière qualité que la race pérennisa sur le pourtour méditerranéen, surtout en Espagne où la chasse est une tradition. En effet, la carrure du Podenco est conçue pour la chasse, de jour comme de nuit. Son allure svelte, sa musculature, son agilité, ses pattes puissantes, ses grandes oreilles dressées, sa bonne vue et sa résistance physique sont autant de caractères favorisant son aptitude à chasser le gibier, surtout le lièvre. Chien « tout terrain », il a la capacité de chasser sur terrains rocheux, sols escarpés et dans les buissons en s’aidant principalement de son ouïe (d’où les grandes oreilles), de son odorat et de sa vue. Ce chien pisteur travaille au flair, souvent en meute et attend le dernier moment pour avertir sa trouvaille en remuant la queue, qu’elle soit longue ou un peu plus courte, tout dépend de la taille du chien. Car en réalité, il n’y a pas qu’un Podenco mais plusieurs, de taille, de couleur et de poil différents.  
 
Le plus grand, le Podenco Ibicenco, originaire des îles Baléares (Ibiza, Majorque, Minorque, Formentera) peut atteindre 70 cm au garrot pour les mâles. Il est souvent de couleur blanc et rouge.  Le Podenco Campanero reconnaissable par son poil mi-long et dur, est souvent de couleur blanche avec parfois de petites tâches rousses. Il peut atteindre plus de 65 cm au garrot. Le Podenco Portugais, qui peut aller de 20 à 70 cm au garrot, est souvent de couleur jaune ou fauve. Le Podenco Canario, est lui légèrement plus petit, atteignant les alentours de 60 cm au garrot et sa robe est souvent rouge ou acajou.  Le Podenco Andalou, dont la taille moyenne atteint les 50 cm au garrot (les plus petits sont appelés Podenco Maneto et peuvent entrer dans les terriers), est plus trapu et souvent rouge ou acajou. Le Podenco Orito, se caractérise par la couleur de son pelage qui est soit noir, soit marronchocolat et fait entre 40 et 45 cm au garrot. 
 
 
Autrefois vénéré, le Podenco connaît hélas aujourd’hui, le même sort que les Galgos. N’étant utiles que pour la chasse selon leurs propriétaires, ils sont entraînés dans d’atroces conditions et souvent de cruelles manières. Ils sont affamés, enfermés et attachés dans le noir, traînés dernière les voitures pour gagner de la vitesse, entassés dans des cages, torturés et j’en passe. Voilà l’enfer quotidien des rehalas, « les meutes » de Podencos. Puis lorsque le chien est trop faible, trop vieux ou ne chasse pas bien, on s’en débarrasse de multiples façons (pendaison, abandon, exécution, maltraitance...). 
 
Le Podenco mérite aussi, une vie meilleure et un statut d’animal de compagnie. Mais non, à l’heure d’aujourd’hui comme son cousin le Galgo, ce « n’est qu’un chien de chasse », rien de plus, rien de moins. Et pourtant, il a toutes les qualités d’un animal de compagnie et la sensibilité du lévrier. Il est actif à l’extérieur (peut faire de sacrés bonds) et calme à l’intérieur, doux avec les enfants, tendre et fidèle avec ses maîtres. Bien sûr, peut-être qu’il ne fera pas assis, couché, comme on pourrait le faire avec un autre chien, car le Podenco fait souvent ce qui lui plaît, mais ce sera sans nulle doute, un super compagnon. Et surtout, il sera heureux de vivre avec une VRAIE famille, qui l’aime tel qu’il est. 
 
On espère que ce petit zoom vous aura fait découvrir brièvement le Podenco, un chien rustique et exceptionnel, qui mérite d’être plus souvent mis en lumière. 

Si vous avez envie de découvrir les podencos, si vous les aimez déjà, sachez que nos amis les podencos ont même une communauté facebook dédiée, allez jeter un oeil :-)

La rubrique de Cloclo et Julie : Lumières sur le Podenco
Tag(s) : #lévriers espagnols galgos

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